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10 octobre 2018

L'équipe de protection de la faune de l'Aire faunique communautaire du réservoir Gouin a rédigé un court texte sur le métier d'Assistant à la protection de la faune. Par ce texte, elle souhaite faire la promotion de cette carrière, certes parfois difficile, mais combien valorisante et enrichissante. L’Aire faunique communautaire (AFC) du réservoir Gouin emploie annuellement de  7 à 8 assistants à la protection de la faune et est préoccupée par la relève.

CHRONIQUE D’UN ASSISTANT À LA PROTECTION DE LA FAUNE

Le métier d’assistant à la protection de la faune est un travail méconnu, mais primordial dans le cadre de la protection et de l’exploitation de nos ressources fauniques. Aussi connu sous les noms de patrouilleurs ou garde-pêches, les assistants sont les yeux et les oreilles des agents de protection de la faune sur le terrain. Mais aussi anodin qu’il puisse sembler, ce métier n’est pas forcément des plus faciles. Ne devient pas assistant qui le veut!

Aujourd’hui, les assistants à la protection de la faune de l’Aire faunique communautaire (AFC) du réservoir Gouin ouvrent une fenêtre sur leur métier afin de le faire découvrir et, plus encore, d’y sensibiliser tout chasseur, pêcheur ou simplement toute personne concernée par la sauvegarde de nos ressources naturelles.

Le travail d’un assistant

Le mandat d’un assistant à la protection de la faune est d’appliquer et de faire respecter les lois sur la chasse et/ou la pêche sur le territoire pour lequel il est assigné. Dans le cadre du réservoir Gouin, le travail des assistants est de s’assurer que les règlements encadrant la pêche sportive s’appliquant sur le territoire de l’AFC sont respectées (limites de tailles, limites de possession, etc.). Une bonne partie du travail de l’assistant comprend également la sensibilisation et l’éducation des utilisateurs aux enjeux de la protection de la faune et à l’importance de ses lois et règlements.

Le métier d’assistant requiert certaines qualités professionnelles et personnelles inhérentes à une personne chargée de l’application de la loi. Par exemple :

Savoir-être : Dans le cadre de son travail, un assistant est constamment en contact avec les usagers du territoire. Il est primordial, dans ces situations, de faire preuve de courtoisie et de savoir-vivre. Toutes personnes rencontrées par les assistants à la protection de la faune n’en seront pas forcément joyeuses. Un bon sens de la communication, du sang-froid et une solide confiance en soi sont des qualités que chaque assistant se fait un devoir de posséder! Lorsqu’une situation peut s’envenimer, il faut savoir à quel moment il vaut mieux privilégier sa propre sécurité et quitter les lieux d’une intervention trop délicate.

Savoir-faire : Bien souvent, un assistant à la protection de la faune est pratiquement un homme à tout faire. Patrouiller son territoire n’est pas tout, il faut savoir être habile de ses mains pour maintenir son camp de base, ses véhicules de patrouille (ou embarcations) et ses outils de travail en état de fonctionner. Il y a tant à faire entre deux patrouilles!

Le sens de l’aventure! : En tant qu’assistant à la protection de la faune, on ne travaille pas à côté de chez soi! Les postes sont souvent à des heures, voir des jours de son domicile et il faut être prêt à s’absenter souvent pendant de longues périodes. Il faut aussi être flexible vis-à-vis de ses horaires, car on ne sait jamais quels imprévus peuvent nous attendre.

Un assistant doit également savoir faire preuve de débrouillardise lorsqu’il travaille en pleine nature, que ce soit sur l’eau ou en forêt. Les territoires à parcourir sont souvent très vastes et il est primordial de savoir s’orienter et de bien connaître son territoire si on veut éviter de passer une nuit dehors! L’utilisation des cartes, boussoles et GPS est omniprésente dans le travail des patrouilleurs. Nul besoin de mentionner que le réservoir Gouin offre un défi de taille en matière d’orientation!

Une passion

Toutes les qualités et compétences requises pour pratiquer le travail d’assistant ne seraient rien si ce n’était que de l’ultime raison d’exercer un tel métier : la passion. Un assistant à la protection de la faune est plus qu’un patrouilleur avec un dossard. C’est un passionné, souvent chasseur et pêcheur lui-même. Quelqu’un pour qui la protection de nos précieuses ressources naturelles est un enjeu qui vaut la peine de travailler des semaines entières sous la neige ou la pluie, par soleil ou par tempête, à des centaines de kilomètres de chez soi, dans des endroits que la plupart des gens verraient comme des trous perdus. Au final, un assistant sait que son travail en vaudra la peine et c’est ce qui nous pousse chaque jour à porter le dossard afin de s’assurer que les endroits comme le réservoir Gouin assureront encore longtemps le bonheur des pêcheurs et chasseurs des quatre coins du Québec!

Auteur principal : Alexy Kingsbury,
Assistant à la protection de la faune
Aire faunique communautaire du réservoir Gouin
Alexy Kinsbury était du groupe PRO6-1608. Il est diplômé du CFPML en Protection et exploitation de territoires fauniques en 2017.

 

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